Le grand écart swazi

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Le swaziland semble parfaitement maîtriser l’art du grand écart moralisateur sous couvert de pudeur et de bonne tenue. Dernier nouvelle en date, Siteki, une ville située dans l’est du pays, vient d’interdire à ses habitants de s’embrasser publiquement, toute infraction étant punie d’une amende de 120 emalangeni soit 9 euros. La décence est donc sollicitée face à l’envie tendre d’échanger une caresse buccale ou pire, d’exciter ses glandes salivaires par une rencontre orale irrépressible.

Cette loi d’ores et déjà appliquée, n’est que la petite sœur frêle et timide d’une autre obligation légale promulguée en 1889 et réactivée en décembre dernier qui interdit toutes tenues indécentes telles que les mini-jupes. La raison ? Les vêtements aux caractères visuellement tapageurs faciliteraient le viol selon les responsables du pays.

Mais que l’on se rassure, la traditionnelle « danse des roseaux » n’est pas prête d’être interdite, elle. Pourtant, cet événement réunit chaque année des dizaines de milliers de jeunes vierges simplement vêtues d’un pagne et dansant devant le roi swazi, Mswati III. Monarque absolu, ce dernier peut à l’occasion se choisir une nouvelle épouse qui, on l’espère, sera pudique et décente…

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